Coup d’Etat au Burkina Faso : 2 morts neuf blessés et plusieurs dégâts matériels, selon Damiba





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Deux personnes ont trouvées la mort et neuf autres blessées dans les périmètres de la défense de la présidence du Faso, lors du putsch militaire du vendredi 30 septembre 2022, a fait savoir le président déchu le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, dans une vidéo.

Il a affirmé avoir renoncé à ses fonctions de chef d’Etat devant le risque de division et de fracture au sein de l’armée, rappelant que l’avènement du MPSR en janvier 2022 a suscité beaucoup d’espoir au sein de toutes les couches de la population au point les aveugler sur les durs défis de la réalité du pays, les énormes efforts, et les durs sacrifices à consentir collectivement pour mettre le pays sur le chemin du progrès et du renouveau.

Il a regretté qu’après 8 mois de bataille sur les sentiers de la sauvegarde du territoire, de la refondation, les événements de Gaskindé du 26 septembre a servi « de ferment à renforcer les incompréhensions, les tensions, les critiques au sein des populations et des forces, au lieu d'être un moment de deuil, d’introspection, d’autocritique, de diagnostique véritable, de l’amer réalité de la lutte contre l’insécurité ».  « Avant que nos morts n'aient pu être inhumés (...) quelques unités de nos forces militaires, avec des sympathisants civils et politiques, mus par des motivations individualistes, subjectives et se prévalant de certaines frustrations et revendications qui devraient pouvoir trouver des solutions dans d'autres cadres de concertation, ont convergé de manière massive vers les zones sensibles. L'objectif affiché était clair : interrompre la Transition. Leurs actions ont occasionné deux morts, neuf blessés et des dégâts matériels ».

« Après des efforts de médiation, de concertations, devant le risque de division, de fracture au sein de notre armée et considérant les motivations profonde de l’avènement du MPSR et l’intérêt supérieur du Burkina Faso, en toute conscience et en pleine responsabilité, j’ai renoncé pour compter de ce jour 2 octobre à mes fonctions de chef d’Etat, de président de la transition, après un dialogue avec les autorités coutumières et religieuses, avec le capitaine Ibrahim Traoré, et avec le président en exercice de la Cedeao », a dit le président déchu.

Tout en rappelant les sept points d’accord avec les autorités coutumières et religieuses, avec le capitaine Ibrahim Traoré, notamment la poursuite des activités opérationnelles sur le terrain, la garantie de la sécurité et la non-poursuite des FDS engagés à ses côtés, le renforcement de la cohésion au sein des FDS et la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs et de ma famille.

A l’endroit des nouvelles autorités du Faso, le désormais ex-président formule ses vœux de succès et les invitent à travailler, surtout à unir plutôt qu’à disperser.

« Je les invite à rester patriotes et intègres, à porter haut les valeurs du MPSR et à porter leurs responsabilités comme un sacerdoce », a-t-il conclu.

Lambert KOUAME

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