Commerce de poulet et de pintade : les prix grimpent





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La cherté de la vie touche plusieurs secteurs. Après les augmentations qu’ont connues le riz, le sucre, l’huile, le carburant, le commerce de la volaille est en train de rentrer dans la danse. Depuis plusieurs semaines, en effet, l’on constate que les prix des poulets, des pintades, etc., grimpent. Ce mercredi 8 novembre 2023, nous nous sommes rendus aux marchés de Cocody et de Cocovico, où nous avons pu le constater auprès des commerçants.

Ce jour-là, le marché de Cocody, situé en plein centre de cette chic commune, grouille de monde. Les vendeurs font du marketing de proximité avec les clients qui, eux, marchandent fort pour avoir des articles à moindre coût. Le bruit est assourdissant. C’est dans cette atmosphère que nous remarquons Ali, un vendeur de volaille. Sa voix semble porter plus que celles des autres. Il est en pleine discussion avec une cliente. Nous nous approchons et constatons que cette dernière supplie pratiquement Ali de baisser le prix d’une pintade qu’elle veut acheter. Apparemment, les deux personnes ne s’entendent pas. « Camarade, s’il te plaît, il faut diminuer le prix de la pintade à 6 000 FCFA. Je veux l’acheter », entendons-nous la dame dire au commerçant. Le visage renfrogné, Ali refuse de baisser son prix. « 6 500 FCFA ou rien », coupe court Ali. Fin de la négociation. Nous en profitons pour nous rapprocher de lui pour savoir les raisons de son intransigeance. Il s’explique : « Tu as vu la dame qui voulait acheter la pintade. En refusant de la lui vendre à 6 000 FCFA, j’ai perdu un client, c’est vrai, mais son prix ne m’arrangeait pas ». Sous le flot de nos questions, le vendeur nous fait savoir que les pintades viennent  du pays des hommes intègres. « Les pintades viennent de loin. Et ce ne sont pas des pintades qui sont élevées dans des fermes. Elles grandissent à l’air libre. C’est ce qu’on appelle "africain". Les grossistes nous les livrent à 6 000 FCFA ou 6 200 FCFA en fonction du poids. Nous sommes donc obligés d’ajouter un peu pour avoir notre bénéfice », nous fait-il savoir.

Après cette réponse, nous mettons le cap sur le marché Cocovico, situé dans le quartier d’Angré. Sur place, nous rencontrons Issouf, un vendeur de volaille également. Nous lui demandons directement la cause de l’augmentation des prix. Sa réponse : « Ce n’est pas de notre faute. Il est vrai que le poulet coûte cher. La pondeuse est passée par exemple à 4 500 FCFA au lieu de 3 500 FCFA. Mais c’est en fonction du prix auquel nous l’achetons aux fournisseurs. Ils nous vendent par exemple le poulet de chair à 2 300 FCFA. Nous sommes obligés d’y ajouter 200 FCFA pour le revendre à 2 500 FCFA ». Il nous a révélé que les poulets appelés pondeuses proviennent du Ghana. Selon lui, l’élevage de la pondeuse est très difficile. Et qu’il faut près d’un an pour qu’un poulet ait la taille requise pour être vendu. Là où 35 à 45 jours suffisent pour les poulets de chair. Les grossistes tiennent donc compte du temps d’entretien pour fixer les prix. Issouf ajoute qu’en plus, l’espace qui est dédié à ses collègues vendeurs et lui est très restreint. Du coup, ils ne peuvent pas passer de commandes en grande quantité. Il faut donc vendre le peu qui est disponible et y avoir son bénéfice.

Il y a quelques mois, les pondeuses étaient vendues entre 3 500 FCFA et 4 000 FCFA. Quant à la pintade, elle est aujourd’hui vendue à 6 500 FCFA au lieu de 5 000 FCFA ou 5 500 FCFA. Ces deux volailles ont donc connu une augmentation de 1000 FCFA à 1 500 FCFA.

S.F.

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